Partages d'Imbolc à l'île aux moines

recueil semi-collectif autour de l’atelier des 30-31 janvier 2021

Avant

heureuse d’avoir pu
me re familiariser avec le “ genre humain ” progressivement
gratitude
pour la belle manière dont tu as pu prendre place dans l’espace….

Parfois émancipées par la dialectique de la perfection, de nombreuses formes-pensées contribuent à faire échouer le capitalisme, des fuites et de nouvelles lignes dures (non dans le mou mais dans l’amour) / clé de la confiance

Un quadrant Trahison / domination / confusion / illusion qui vient rencontrer d’autres archétypes du nord à l’ouest. De la célébration au rêve nouveau et du rêve au plan, le contrôle que c’est de (se) planter (Plan T)

Aimer l’aléa mais y voir clair aux Horizons. La transgression c’est simplement de ne pas respecter le plan, de changer de planque, de plante, de pente, de planches, de planète. Ça fait toujours partie du métaprocessus (plan + vaste)

Azrat : l’esprit de l’amant est en paix quand il devient l’amour.
Tout ce que nous imaginons existe.
La mort meurt la vie demeure.

François des oiseaux : peu importent richesse et pauvreté ! peu importe l’église ! si nous sommes avec le Très Haut.

Jodo : trahissez vos parents !
Brigitte : traducteurs traduisez !

Pendant

Le principal mystère
c’est le langage

La plus bouleversante incarnation
le rythme utérin
la complainte utérine
le chant du corps vivant

Forcer l’impolitesse : étrange stratégie de conscientisation ?
Rudoyer Brutaliser Frustrer vie envie vide avide Forcer Épanouir & nuire -> ruines
Suite dans les idées

(sats :) Ce n’est pas l’action qui compte
mais l’instant d’avant
celui où tout est prêt-e
(et surtout toi et moi)

Ahlala Alex est passé par là : chemin côtier fermé - l’interdit qui pimente aussi

Pendant la balade en solitaire, en bord de mer, je me suis presque immédiatement lesté.e, projeté.e dans le faire… fabriquer du beau, penser à fabriquer du beau ; ramener des algues pour la maison, rapporter de belles algues pour un land art dans le jardin, des bois flottés pour… Quelques kilos d’eau de plus grâce à la pluie, en plus de la peur de la marée, de se perdre… Tout ce bruit intérieur malgré la beauté du monde qui m’accueille… Au bout d’un temps certain, je m’en suis rendue compte : pourquoi je me leste comme ça ? Je vous passe les jugements, j’ai posé les algues… puis les bois flottés… Je me sentais légère, légère, légère pour les 3 derniers kilomètres… Avec une petite place pour une attention au corps, à défaut de silence durable…

Tiré deux cartes dans le tarot des besoins
que tu as laissé sur la table non loin du gorille des montagnes
l’espace & l’intimité (l’équilibre aussi comme toujours à l’autre bout du paquet)
À voir comment je fais sécher mes habits oui j’ai besoin d’espace !

Il faut dire que j’ai compris quelque chose sur moi, sur nous, sur la vie :
tu ne peux pas être intime avec elle
sans toucher son humidité
tout ce qui est intime est mouillé (ou doit l’être parfois)
et je ne parle pas que des émonctoires
même si je parle aussi d’eux

Spécificité de l’écologie profonde : pratiquer le noble silence les Yeux Ouverts

J’étais déjà venu sur cette île / il y a longtemps / j’ai reconnu soudain / le chemin (ou plutôt son détour…) évitant une maison laide (ugly like a gun) / pareil : la fin avait semblé plus longue que le début de la marche, promenade qui devient promenarrrg

à côté de moi assis à la table en rentrant je retrouve mon bonnet / les couvre-chefs aussi font des blagues / à l’heure du couvre-feu / je te regarde / tu as / les yeux fermés (tu ne sais pas) / un bonnet rouge & beaucoup de grâce

Chaque fois que je guide un cercle
l’orgueil me quitte douloureusement
cette boursouflure souffrante de l’amour propre
ces casseroles à l’estime de soi
cette dérive de l’intelligence

J’ai compris lentement qu’appeler l’Amour, l’Unique en moi ne suffisait pas, pour le contacter, je dois d’abord faire de la place à l’intérieur de moi, le vide… Celui-là même que je croyais néant, que je prenais pour mort.

Le silence n’est pas le contraire de la parole mais le contraire du bruit
bien des paroles humaines sont bruyantes mais les inverses sont vrais aussi
légèreté et profondeur par exemple : une dialectique et non une dualité
ambivalence ambiguité ambicyclette oui : guidon pédale ici & là et un p’tit coup d’sonnette comme ça
dring

Tous les mots sont des étiquettes
le problème c’est pas de forger de nouvelles étiquettes
c’est quand comment pourquoi et surtout… avec qui !

la communauté consciente / c’est l’humanité

qu’est-ce que tu cherches ?
si tu cherches tu ne trouves
que ce qui se cherche

Déstabilisée par le silence que je vis chaque jour partagée avec d’autres cette fois.

Dans le même temps peut-être bonne formule pour ne pas trop brusquer mon intériorité et me découvrir à l’autre dans la présence silencieuse.

j’ai adoré nos soupes, l’élégance des mouvements des uns et des autres, la méditation en continue (ou presque )

fais de l’espace bon sang
comment accueillir sinon
des êtres de lumière et d’os et de chair ?

Ma soupe de pois cassés (intentions : pesanteur -> garder les pieds dans la matière & gueules cassées -> inclure nos parts souffrantes) est hyper pimentée ! au paprika : papa d’Afrique d’Asie ou d’là ?

limite immangeable en tout cas… sauf en mélange avec les bons légumes mijotés à la française (n’en déplaise aux Marguerites) ben ça passe einh Alice ? Je t’en laisse

Attention ! nous avons tou-te-s tant besoin de toi
Horloge
sais-tu assez de temps
pour combler tous les besoins
gelés d’humaine attention ?
Il nous faut cesser de dormir
surfer sur la vague de l’éveil

Après

Le retour en ville, c’est dur : je n’avais jamais entendu le bruit de manière aussi agressive : premier jour de congé (aujourd’hui), j’ai fui en forêt… Ouf. Le temps de méditation du matin est plus précieux qu’avant. Mon mode de vie m’interroge, pourquoi ai-je autant d’obligations ?

Marcher jusqu’au bord, cultiver les interstices, chercher la contingence
Est-ce que je peux marcher jusqu’en dehors de la pluie ? à sa lisière…
quand est-ce que je suis sûr d’être là ? l’espace… la durée… jouer à travers les étendues (avec les chat-te-s)

Ah l’équipée du printemps
Dix jours qu’Imbolc est passé (et j’ai fêté mon anniversaire ausi pour de bon)
C’est encore rude l’hiver ici et là - le chemin vers l’équinoxe n’est pas une sinécure
(pour moi pareil je crois à l’automne-été à l’autre bout d’la roue d’l’année : équilibre pur et dur !)
… mais tant de neige ! tant de beauté blanche et ces traces qui la profanent à la fois et l’informent

Grosse fatigue qui m’est tombée dessus à votre départ.
Je me suis posée et endormie aussitôt sur le canapé…
S resté un peu Pas de passage trop abrupt de rien à tout à rien… en terme de présence.

de votre passage l’ensemencement
d’un espace de belles présences et
qui lui donne de la profondeur et de la vie
(en me decrottant au passage de mes peurs et habitudes de veille fille)